e

 

 

Marcher ou écrire ? Telle est la question.

 

A la Fabrikulture beaucoup ont répondu « Marcher et Ecrire » telle est réponse.

 

Quelques infos pratiques : Les balades ont lieu tous les Vendredis, départ à 9h00. Rendez-vous place de l’aire à Frontignan (sauf contre-ordre). Deux grandes destinations : les étangs des salins et le massif de la gardiole à Frontignan. Eh ou,i votre sherpa a le ventre bleu qu’on se le dise ! Il faut noter l’arrivée de Jean-Claude Davidson dont la sherpattitude a sauté aux yeux de tous les spécialistes et qui m’épaule dans ma sherpa-tâche. Une fois par trimestre une rando/picnic est organisée. La première fut l’ascension du Pic Saint Loup. Le 12 Juin la prochaine sortie se déroulera à Saint Guilhem le désert, avec picnic au pont du diable. Les marcheurs et non marcheurs se retrouveront au picnic.

 

L’avantage de la marche c’est qu’on peut parler pendant. Pour l’écriture c’est avant ou après mais pas pendant. L’autre avantage c’est qu’après on a mal aux jambes parfois au dos et souvent on est fatigué.

 

Mais il est ou l’avantage ?

 

Après on peut trainer toute l’après-midi dans un fauteuil, pardi.

 

Le dernier avantage c’est les économies qu’on peut  faire. Fini les kinés, osteo et autres masseurs âyurvédiques. On retrouve la forme pour le prix d’une paire de baskets de temps en temps.

 

Une pensée émue pour mes collègues sherpas népalais qui sont dans la peine en ce moment. Ils auraient dû faire comme moi se lancer dans la comptabilité et la trésorerie. C’est moins dangereux que se lancer sur le toit du monde.

 

André

 

Rando du mardi 27 mars - Photos de Janou

L a   r o i q U e   u   S p a    

et    

u t R s   m c he u r S   c H N I  e s

Le 31 mars

Rendez-vous avec...

les cygnes de l'étang

Notre balade du vendredi à Villeneuve était superbe. Ciel gris, idéale luminosité pour apercevoir les cygnes, canards, l, foulques, sternes… Les invertébrés étaient cachés dans les salicornes. 

Une fleur inconnue a attiré l'attention de Mô qui a remplacé Barbara notre photographe ... 

Un rayon de soleil s'est invité timidement à la pause gourmande sur les eaux frémissante de l'étang. 

Certains n'ont pas résisté à cueillir blettes et asperges sauvages.  

Les moustiques nous accompagnaient sans nous agresser, peut-être l'humeur printanière, dirait notre sherpaornithologue. 

 

Krikri

La blette et la bête

Ya des jours où la nature ne nous aime pas !

 

 

Jeudi 23 mars 14h30

P'têt ben qu'oui,

p'têt ben qu'non

 

La météo annoncée pour demain est très pluvieuse. Mais ils avaient annoncé de la pluie pour aujourd’hui, alors que rien.

Voilà ce que je vous propose : Je regarde la météo demain à 7h00, mais aussi je regarde ma fenêtre pour voir le temps qu'il fait dehors.

 3 hypothèses :

1ère, la météo annonce la pluie et effectivement il pleut = la rando est annulée.

2ème, la météo annonce la pluie et dehors il fait beau (relativement) = on y va.

3ème,  la météo annonce de la pluie et il neige à gros flocons = on reste dubitatif car, pour le coup, la météo s'est bien plantée et ils sont vraiment nuls.

Dans tous les cas surveillez votre adresse mail vers 7h30 pour voir ce qui se passe.

Sinon 4ème hypothèse vous allez vous recoucher et faites une grassmat crapuleuse si vous avez l'opportunité.

 

Amitiés André, votre sherpattentiste.

 

 

Vendredi 24 - 00h15

Merci no't maître météo !

 

Vl'a t'y pas qu'y vont s'encanailler d' bon matin !

Ah la jeunesse ! J'te dis !

Z'ieute a'l f'nête mon gars !

Volets en croix ou rideaux tirés , les nuages sont gras, la Raymonde va tomber la nuisette et les flocons tomberont avant fin Mars !

Volets ouverts, rideaux aussi, c'est que seul le soleil sourit, le Roger va s' torcher et tomber p'têt bin dans l'fosse à purin ! Privé d'dessert pou l quinzaine !

R'garde les renconcules comment qu'elles tournent et le balancement des queues des vaches...

Boudu, entends tu l'pas des marcheurs ?

Planque donc les asperges,la Fabrikulture arrive en cavalerie, c'est l'André qui va s'fâcher !!!

 Allez viens m'voir sous l'édredon, l'temps que le café refroidisse !

 

Denis

 

 

Vendredi 24  6h46

Plus ça va, moins ça va.

La rando de ce Vendredi 24 Mars est purement et simplement annulée.

La pluie va renflouer la nappe phréatique, arroser les vignes (c'est le moment), et faire du bien aux jardins potagers. Que voulez-vous de mieux ? Tant pis pour la balade.

Amitiés pluvieuses.

 

André votre sherparrosé

 

 

Vendredi 24  7h23

Bonjour.

Finalement la pluie c'est une bonne nouvelle (pour la nappe phréatique). Je vais me recoucher. Les zézéttes ne prendront pas la pluie...

J'ai entendu à la radio que chez Dominique à Cabrières, les grêlons tombés étaient énormes, n’est-ce pas ?

Bon weekend à tous.

 

Krikri

 

 

Vendredi 24  7h40

Bonjour , camarades de la Météo !

 

Les randos, c'est comme les élections, un coup c'est oui , un coup c'est non.

Les promesses rendent les enfants joyeux !

Ça se dispute sous les préaux....

ON entend que ça.

ON ( Mélanch, Fill, Macr, Ham) stram, gram...

La pluie ma ramollit le cerveau.

Bonne journée

 

Denis

 

V'là l'printemps...

On l'a rencontré le 17 mars

Merci Barbara. Certains ont cueilli des asperges  d’autres des images.

Elles sont très belles, les fleurs particulièrement sont superbes. Bravo pour ton coup d’œil.

A bientôt

Michèle et Pierre

Les premières asperges

"Si, il faut que je leur raconte". Ce matin nous nous sommes rendus à la Gardiole. Jusque-là rien d'extraordinaire qui nécessite une communication urgente. Quand tout soudain, en prenant le petit chemin escarpé nous tombons sur un asperge fraîche de taille modeste, mais c'est la première, quand même. Passées les effusions, les hourras et autres félicitations pour le découvreur aspergicole, nous continuons notre quête d'asperges 2017, en récriminant sur la météo, que ce n'est plus comme avant quand nous pouvions cueillir les asperges sans nous baisser et autres balivernes. Quand soudain là devant nous plusieurs asperges bien fraîches, et vigoureuses à souhait, les têtes levées, orgueilleuses et pour tout dire belles comme des cœurs. Nous sommes tous tombés en pâmoison, devant ce miracle de la nature, ce spectacle prodigieux de sous- bois enchanteurs. La cueillette fut formidable. A la fin de la matinée nous rentrâmes fourbus mais contents de notre récolte; de quoi faire une bonne omelette.

Je ne vous dis pas  notre destination pour Vendredi prochain. Vous êtes prié de venir avec un panier pour faire un nouveau massacre d’asperges.

Amicalement.

Votre sherpachasseurd'asperges.  "

Rando vers Bouzigues - 2 DoUzE

 

Le brouillard nous empêche de bien voir l'étang de Thau : paysage très surprenant pour nous sudistes mais aussi très agréable. Les participants à la rando sont nombreux et enthousiastes.

A notre droite nous avons droit à un lever de flamants roses très réussi. Il faudra que je pense à remercier le syndicat d'initiative pour cette prestation gratuite qui sans être exceptionnelle, les flamands on connait, fait néanmoins honneur aux organisateurs.

Un passage délicat est franchi sans encombre et sans pied mouillé. Nous arrivons au musée de l’huître et nous nous mettons en quête, confiants, d'une dégustation de l'animal sus-nommé. Mais d’huîtres  à consommer comme ça tout debout, point du tout, nib, que dalle. Ne pouvant rester comme ça dans la disette, nous mangeons moult gâteaux, biscuits, fruits achetés à coté, sur un petit marché. Les Bouziguots ne nous ferons pas mourir de faim.

Le retour se déroule sous un grand soleil. Le syndicat d'initiative a dû faire face à une grève surprise des volatiles car nous n'avons pas eu droit à un nouvel envol de flamants. L'action syndicale progresse chez les oiseaux des étangs.

12h15. La balade se termine au regret de tous avec la promesse de se revoir au prochain Vendredi.

 

André votre sherpabavard

 

 18 oNze

 

 

                                                       BEAU …  BEAU…   BEAUJOLAIS

 

Leonard Cohen à qui permettez-moi de rendre un dernier modeste hommage, n’en souffla jamais mot et ne fut pas l’auteur de l’adage populaire : «  L’Ariège, ça monte et ça descend. Alléluia ! »

Pas que l’Ariège ma brave Dame ! Le mas de la Coste est un remarquable domaine labélisé Muscat de Frontignan, bien qu’il soit à La Peyrade. Toutefois, allant placidement  coller ses parcelles de vigne au pied d’une colline de plus de 200 mètres  bien à pic, il aurait pu être de ce fait classé AOC Coteaux ariègeois et néanmoins  tout autant ignorée de Leonard Cohen. Vous suivez ?

 S’il avait été au Petit Bois des Aresquiers, notre départ, à l’heure où les marmottes se lèchent la gomme des pattes, il nous aurait prodigué tous les bienfaits d’une horizontalité  pour paupières mi-closes. Mais non, le sherpa des montagnes, méritant pour une fois bien son nom, bien qu’il ne portât ni rien, ni personne, en avait décidé autrement. « Ave » André !

Sortie Beaujolais qu’il nous avait dit. Facile ? Pour se le boire, on monte en apéro, genoux en feu,  l’abrupt coupe-feu, puis une périlleuse descente de la Grotte de la Croix d’Issanka, on redescend encore à ses risques et périls la vallée de la mort, on monte la crête d’âne du cheval borgne, on s’étripe en redescendant encore une  fois sur le tortueux lit de pierre abbatial et l’on arrive enfin, après avoir sué sang et eau à la médiévale Abbaye de Saint Felix de Montceau super, mais pourquoi Diable ?

Trop tard, trop tôt, il n’était que 11h30, pas encore l’heure du berger et trop en avance pour le beaujolais.

Pour la mise en gosier ce fut donc la pâle eau tiédie de nos gourdes râpées accompagnée de nuées de moustiques à t’en boursouffler frontal et occipital devenus  par ri étals interposés ralliés de  circonstance.

Le sablier naturel de gouttes de pluie en douchettes égrena les minutes et enfin Mô vint comme le Beaujolais de même nature accompagnée de son gracieux staff.  Alléluia !

Alors là ce fut le bonheur, l’extase, le paradis des abbesses, l’organisation était parfaite, la ruche allait rucher, merci, merci, merci……..

- Donne- leur tout de même à boire se risqua Any sans en mesurer toutes les conséquences, car quelques  minutes plus tard après l’avoir humé, largement goût, la première , elle le trouva subitement renversant, la nappe aussi. Hé Hé !

Sur la table finement dressée , on ne comptait plus les bonnes choses à manger et à boire : tarte à la tapenade , tarte aux poireaux , foie gras , pâté de campagne, jambon, tielle sétoise de Frontignan, fromage de brebis, soucoupe volante de brie, glaces Gervais vanille–fraise, tarte poires-chocolat, brownies, les incomparables zézettes de Cricri, petites douceurs, café, beaujolais à robe rouge et blanche sous un ciel en brumisateur.

Festin seigneurial s’il en fut, dans ces ruines, à ne plus pouvoir compter les cadavres de bouteilles  en vrac sur la mousse. Il est vrai qu’un tandem d’Hollandais de passage qui de ce fait nous doivent aujourd’hui la vie y contribuèrent largement mais c’était, en cet instant de beuverie fine, notre petit côté : on aime et on partage.

Les dernières gouttes lippée avec soin, en tordant les bouteilles, nos valeureux randonneurs, quelques neurones accidentellement en vrac se devaient pourtant par-delà les effluves de reprendre  calades. Et vive l’Ariège médiévale lol !

Profitant de notre déjeuner champêtre, quelques perfides sylphides avaient quelque peu modifié le profil du retour. Pierrailles et racines avaient pris quelque hauteur, se surélevant du sol, nous obligeant  par là-même, ainsi à lever quelque peu plus les jambes.  Pas grave, haut les pieds, haut les cœurs, la joyeuse troupe partie à huit revenant à six, arriva saine et sauve au berceau muscadé de la Fabrikulture.

Merci,  Mô, André, nos aînés, nos familles, nos généreux sponsors, merci les moustiques qui nous ont épargnés, merci à tous  pour cette journée de trêve, de  rêve, journée du beau … beau… Beaujolais nouveau.

A l’unanimité nous «  Hicons  » tous pour l’année prochaine.

 

Jo

 

                                     

 

ONZE onze

 

 

Dans l’immense variété des espèces à sac à dos protégées, il y a le sherpa des plaines, le sherpa des montagnes et le sherpa absent. Bon, OK, c’était jour d’armistice mais justement pas jour à se faire porter pâle en guise de commémoration d’une historique fin d’hostilités. Chassez l’homme et vous trouverez la femme : intrépide, vaillante, courageuse, laborieuse, butineuse, souriante, discrète, mais surtout là pour amener le bon peuple à l’étoile des Aresquiers… Il avait sacrifié  sa Momo.

Nous partîmes donc onze, confiants dans nos efforts pour revenir à onze à Frontignan-le Port. Baignant dans leurs sandales, au départ du chemin, ces dames papotaient en moulinant des mains. Un vent du Nord leur gelait bien la face,  mais qu’importait blizzard elles poursuivaient de glace. En d’autres épopées, André avait semé des jambes bien  formées, elles incrustaient ses traces.

Nous marchâmes ainsi d’interminables heures sur des chemins boueux. La fatigue gagnait étouffant bavardages.

Attention à droite, attention à gauche, surtout ne pas tomber, une eau ridée à souhait nous tendait marécages.

Un danger tout diffus hantait le voisinage, tout prêt à dévorer le frêle ou l’imprudent (les cormorans aussi). L’angoisse nous gagnait. Perdus, quelques cyclistes nous dépassaient parfois en inquiétant silence. (Dans son effroi l’un d’entre eux en avait même perdu ses clefs)

La tête basse dans les cagoules, notre  petite colonne avançait à la vitesse d’un flamant rose dégustant des crevettes grises au cure-dent. Il faisait froid, il faisait chaud, ces dames cyclotimiquement ne savaient  plus à quel degré se vouer.

Enfin la passerelle vint. Dans leurs tongs encrotées, des pieds  déjà usés retrouvaient  le plancher des moustiques : sauvés ! Les premiers arbres incités par un vent poli saluèrent bassement notre passage à la pénétration de la forêt.

André avait promis une surprise à la dernière capitelle pour les survivants.  Il n’avait pas menti le bougre. Une bonne fée y avait déposé quelques vivres salvateurs sur une table opportune. Il y avait même une bouteille d’un petit Pinot blanc que les deux jumelles déglutirent d’une seule lampée. Pas grave, cela évita de consommer des gobelets en plastique qui n’eurent pas le temps de devenir polluants. Merci les Grandsgousiers !

Rien à dire, tout cela était de bonne fin de guerre, ma brave dame, nous étions, dussè-je le rappeler le 11 Novembre 2016

Petite pause sur le dernier pontet, petite photo, pas de petit coup pour la route, trop tard !

L’angélus avait sonné depuis plus trente minutes au clocher de l’église médiévale de Frontignan alors fiers comme des Artaban de nous en être sortis sains et saufs nous décidâmes en cœur, la larme à l’œil, de retrouver nos foyers fumants.

Merci à la joyeuse bande et à la prochaine pour le Beaujolais. Hic, hic, hurrah !

Hic ! Hic !

 

Jo Chateau

Vendredi dernier, 4 novembre, nous avons un peu tiré sur la corde. Nous sommes partis du Mas de La Coste et direct nous attaquons tout droit une belle montée. Une fois l'épreuve franchie, nous grimpons direct en direction de l'abbaye de St Félix. Belle grimpette aussi. Nous  soufflons un peu devant la vue et le paysage de l'abbaye.

Les galettes saint-Michel de Pierre nous réconfortent à la pause. Nous ne descendons pas jusqu'à St Felix car le temps nous presse. Il ne faut pas rentrer trop tard, l'apéro nous attend. Le retour se passe bien, personne ne tombe dans les passages délicats. Quelques belles descentes, genre pistes rouges sont avalées rapido et nous arrivons quand même avec un quart d'heure de retard. La SNCF c'est plus comme avant! 

L'état des troupes est bonne même si personne n'a voulu se plaindre des ses chevilles, de ses genoux et autres désagréments orthopédiques. Le sherpa lui-même avait sa gonarthrose qui se rappelait à son bon souvenir. Mais fier comme un vieux Bouddha Tibétain il n'en a rien laissé paraître.

Une bonne balade en résumé. La prochaine fois on ira aux étangs.

Amitiés

Votre Sherpadesmontagnes. André.

Ce vendredi 28 octobtre l'effectif n'était très nombreux, mais de qualité. Aux quatre chemins une matinée longue mais pas comme sans pain car la biscuiterie saint Michel était de sortie lors de la pause. Un grand merci à Pierre. Une belle vue comme dab. La balade n'en finissait pas. L'humidité des sols faisait remonter des odeurs agréables et surprenantes. Nous n'avons vu ni de chameaux, ni de rhinocéros, mais nous avons parlé de petite souris et d'éléphant qui couraient ensemble dans La Gardiole en soulevant de la poussière. La souris s'écria "T'as vu le nuage que nous faisons en courant".

Voilà ce que Cricri raconte quand nous marchons.

Nous sommes rentrés un peu en retard, mais le soleil nous a permis d'en profiter jusqu'au bout.

A vendredi prochain.

Votre sherpandré.  

P oT o   de B a b

L a   l ( L) a e   s   E 

 

Le printemps arrive au galop. Les randokulteurs sont allés l'attendre sur la Gardiole. Ils en sont revenus chargés de photos, d'asperges et de rires.

Richard en a fait une Bal(l)ade aus asperges... pas piquées des vers !

A voir en cliquant sur le lien. Bravo Richard, quel talent !

 

 

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Asperge et poésie

 

      Asperge unique dans ta longitude dans quelle terre séchée épuisée d’aridité es-tu allée chercher ta source ?

Creusant et creusant encore au plus profond de  la Gardiole tu es née asperge un matin de précoce printemps

Le vent t’a accueillie la folle tramontane a fait frémir ta tête encore fragile poussée du dedans de glaise et d’argile

Longue silhouette à la  grâce éphémère sous les nuées très sombres revenant de la mer tu as tenté ta chance seule entre les cailloux les épines  les lichens

Le vent t’a cueillie puis la nuit s’est fermée sur ton corps pâle et tendre luisant sous les étoiles

Dès le matin tu vivais pleinement enorgueillie de savoir que ta tête était verte

      Puis sont venus les pas la marche lourde et les paroles insensées des randonneurs parlant de convoitise et de butin et de retour triomphal vers les épouses restées sur les balcons

Le marcheur le plus éveillé ce matin-là avait pour nom André. Il entraînait sa troupe aux chaussures pesantes et pour la faire avancer sur le sentier grimpant  parmi l’éboulis de cailloux il criait

      Allons allons vaillants compagnons ici vous attendent les délices promis les asperges divines que vous déposerez sur le sein de vos belles

Il cueillit la première asperge tremblante et fière dans les lueurs rosées de l’aube

Il la porta, dit-on, à quelque dame inconnue qui la cache toujours en son logis secret.

 

Odile Martin-Chareyre

<< Nouvelle zone de texte >>

Un message du sherpa parmi tant d'autres

 

Bien entendu nous pourrions aller défiler pour défendre le travail mais quand on est à la retraite c'est limite d'envoyer les jeunes bosser quand on se la coule douce.

Je vous propose donc d'aller manifester à la gardiole pour défendre la culture du thym et du romarin. Pour les asperges c'est foutu elles sont toutes au chômage jusqu'à l'année prochaine.

Pour les étourdis(ies)  départ à 9h00 de la place de l'aire à Frontignan.

Nous pourrions aller aux 4 chemins à la Gardiole Vicoise.

 

Amitiés.

Votre Sherpa à clochettes.

 

Et en voici un autre :

C'était la rentrée des classes mardi dernier pour les plumitifs.

Ce vendredi, c'est au tour des forçats des baskets de s'y coller.

Rappel: Rendez-vous vendredi 4 septembre à 9h place de l'Aire :

Balade de rentrée à la Gardiole. Nous éviterons les Tigres et autres moustiques voraces tapis dans l'ombre des étangs qui guettent avec appétit  l'arrivée des marcheurs à la peau tendre.

Retour bien avant midi. Il convient de ne pas épuiser les organismes des adeptes de la bronzette et des siestes reposantes.

 

A très bientôt,

Amitiés,

Votre sherpaderetour.

 

Et encore un autre  

 

Devant le succès de la manif de Vendredi dernier, bonne récolte d'asperges et de sensations esthétiques, je vous propose pour Vendredi 11 Mars la même manif (à peu près) avec un appareil photo pour montrer nos qualités de photographe et se faire des souvenirs impérissables.
Rendez-vous à Frontignan place de l'aire à 9h00 ou parking de  la halle Karabatic à 9h15.


Nous espérons être 25 selon les organisateurs, et 8 selon la police qui allons surprendre fleurs et asperges.


Amitiés.

André
Votre sherpacapa

 

 


 

 

 

 

 

 

O   à   St  -  m

La sortie à Saint-Guilhem fut une journée fabuleuse. A la fraîche nous sommes arrivés sur le parking : André, Evelyne, Any, Alberte, Françoise, et moi. Puis guidées par notre sherpa préféré nous avons emprunté le chemin du bout du monde.  Le sentier qui existe depuis des siècles. Une demi-heure de marche tranquille, tempérée. Nos pieds baladeurs nous ont emmenés à l'ermitage de Notre-Dame. Un panorama splendide. Le sherpa  avait réservé spécialement un brumisateur aux eaux naturelles tombées du ciel. Le curé était là, pas très causant, poli, mais pas le droit de sonner la cloche en ce lieu de silence. Endroit spectaculaire, chapelle taillée dans la roche. La descente arrosée de gouttelettes par l'aérosol naturel accéléra un peu sa cadence, au point d'enfiler le k-way. Le soleil réapparut, les stridulations des cigales  étaient au rendez-vous. Tout à coup une apparition : Elisabeth, sur le chemin, ensemble  nous avons atteint la place. Mô et Nadine sous les branches du platane géant et centenaire nous attendaient. Les terrasses des cafés étaient bondées de touristes, déjà là. Nous avons visité le village, pour certains l'église, le cloître. Puis nous avons cherché un endroit un endroit ombragé, ouvert les glaciaires garnies de victuailles pour au moins une colonie de juniors et seniors. Quelqu'un a pensé à la nappe en tissu. On pouvait attaquer, nos estomacs criaient famine. Sous les arbres, sans le chant des cigales, gaiement nous avons fait ripaille. Les chats habitués aux piques niqueurs attendaient les restes. Repus et bien davantage, nous avons quitté la table, pour aller au Pont du Diable. André, Evelyne, Any et Françoise se sont baignés, (nous avons les preuves) tandis que Mô, Nadine, Elisabeth revisitaient le village. André a repiqué une tête après un cours d'histoire suivi attentivement par nous toutes.  Sous nos yeux étonnés une envolée de papillon aux ailes translucides dansait en formant des formes étranges en une invite nuptiale ! Voilà c'est ainsi que la journée, à mon très grand regret, s'est achevée. Mais les meilleures choses ont une fin.

 

Krikri

12 juin 2015

 

 

 

 

 

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